Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - 22 MARS 2005
AUDITORIUM 44
18H30
VANITY SERUM
SCREENPLAY: Antonio Manzini
CAST: Margherita Buy, Francesca Neri, Barbora Bobulova, Valerio Mastandrea, Ninni Bruschetta, Rosario J. Gnolo, Marco Giallini, Antonio Ianniello,
Producer: Marco Poccioni & Marco Valsania
PRODUCTION DESIGNER: Cosimo Gomez
PHOTO: Stefano Ricciotti
VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Italy
YEAR: 2004
Running time: 91
FORMAT: 35mm
Imaginez une télé sans Julien Courbet, sans Cauet, sans Arthur, sans Ruquier et sans Fogiel. Une télé faite uniquement de choses intelligentes : reportages animaliers, débats « dignes et tout en pudeur » sur la maladie de la Tourette, téléfilms poignants sur le divorce … Bref, une télé comme la rêvent les membres de feue l’Association des Téléspectateurs Actifs, le chat sur les genoux et la télécommande sous le pouce. Un téléspectateur italien, lui, l’a fait : depuis quelque temps, les stars de la télé transalpine se font kidnapper une à une. Les collègues appellent à la solidarité nationale, face à cette « attaque du cœur de la nation ». Bref, l’Italie est au bord de l’insurrection populaire. Pourtant, après quelques jours d’enquête, les pistes de la police mènent toutes à l’émission de Sonia Norton.
Le sourcil du Bifffien s’était déjà levé avec intérêt face au premier film d’Alex Infascelli, le très sophistiqué Almost Blue (Bifff 2001). Pour son deuxième film, Infascelli a pourtant laissé tomber l’esthétisme. Et pour cause : c’est au temple du mauvais goût, au laboratoire mondial du populisme conquérant, sa télévision nationale, que le réalisateur s’attaque. A l’instar d’un To die for gore, le film explore cette frontière ténue qui sépare la vulgarité arriviste et l’horreur pure.
20H30
THE RING TWO
SCREENPLAY: Ehren Kruger based upon: the Novel Ringu, by Kôji Suzuki & the screenplay of Ringu (1998) by Hiroshi Takahashi
CAST: David Dorfman, Naomi Watts, Simon Baker, Sissy Spacek, Ryan Merriman, Emily Vancamp,
Producer: Laurie McDonald, Mark Sourian & Walter F. Parkes
PRODUCTION DESIGNER: James Bissell
EXECUTIVE PRODUCER: Ray Lee, Mike Macari, Neil A. Machlis & Michele Weisler
MUSIC: Hans Zimmer, Henning Lohner & Martin Tillman
PHOTO: Gabriel Beristain
COSTUME: Wendy Chuck
SPECIAL FX: Peter Chesney & Dan Akers
MAKE-UP: Rick Baker & Barney Burman
ART DIRECTOR: Christa Munro
VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.S.A.
YEAR: 2004
Running time: 100
FORMAT: 35mm
Malgré tout le respect dû aux morts, il faut bien reconnaître que Samara est un sacré boulet. Ainsi, alors qu’elle a quitté Seattle depuis plusieurs mois pour s’installer avec son fils Aidan dans l’Oregon, Rachel Keller est encore poursuivie par la malédiction de la cassette vidéo. La mort d’une jeune fille dans la petite ville où elle a élu domicile, Astoria, révèle tous les indices d’une mort par cassette interposée. Bref, Rachel va devoir retourner jeter un œil au fond du puits, histoire de voir si Samara a encore quelque chose sur la patate…
Tous ceux qui n’ont toujours pas digéré le traitement fait par Ehren Kruger et Gore Verbinski sur le premier The Ring, leur reprochant de lui avoir ôté tout le mystère qui faisait le prix de l’original de Hideo Nakata, seront heureux d’apprendre que, si le scénariste d’Arlington Road et Scream 3 est toujours au clavier, c’est au maître japonais qu’a été confiée la mise en scène. Inutile donc de souligner ce que le film y gagne visuellement, Nakata ayant déjà largement prouvé sa maîtrise des atmosphères délétères, des mises en situation affolantes et de l’angoisse à 0% de pédanterie. The Ring 2 se place ainsi facilement comme le meilleur opus de la déferlante d’adaptations japonisantes que connaît actuellement l’horreur hollywoodienne. Allez, on dit merci au Monsieur !
22H30
SHALLOW GROUND
SCREENPLAY: Sheldon Wilson
CAST: Timothy V. Murphy, Lindsey Stoddart, Stan Kirsch, Rocky Marquette, Steve Eastin, John Kapelos,
Producer: William Mendel, John Tarver & Martin Mathieu
PHOTO: John P. Tarver
SPECIAL FX: Torrence Hall & Dean Warren
MAKE-UP: Saul Callegos
VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.S.A.
YEAR: 2004
Running time: 97
FORMAT: 35mm
Cela fait maintenant pile-poil un an que l’enquête du shérif Jack Shepherd - chargé de résoudre l’assassinat sauvage d’une jeune fille issue de la paisible communauté qu’il protège - piétine comme un danseur de claquettes épileptique. Au point que le shérif a fini par ressembler au dossier dont il a la charge : poussiéreux, jauni et sentant terriblement le renfermé. Mais aujourd’hui, c’est jour de fête, l’enquête vient enfin d’être rouverte. Un adolescent fait en effet irruption dans le commissariat de Shepherd : nu, muet et pissant le sang comme un fakir maladroit. Et celui-ci avait à l’époque été repéré par plusieurs témoins. Sauf que le garçon n’est pas venu pour faire une déposition : il est là pour finir le travail…
Il y a, dans la jeune génération des cinéastes américains, une volonté de s’affronter aux fondamentaux de l’horreur, de se détourner de l’ironie clipesque peuplée de zombies chair-à-canon, qui gangrène une grande partie du gore contemporain. Tout comme le May de Lucky McKee ou le Cabin Fever d’Eli Roth, Sheldon Wilson s’attaque, avec Shallow Ground, aux fondements du cinéma de genre, avec un budget certes limité, mais utilisé au plus fort de ses potentialités. Le film a déjà fait ses preuves chez nos collègues de Dead By Dawn (Edimbourgh) et de FanTasia (Montreal), où il a facilement défrayé la chronique. Nul doute qu’il en fera de même ici.
NOVA
20H30
JELLY DOLLY
SCREENPLAY: Susannah Gent
CAST: Ashley Barnes, Rachael Walton, Stuart Laing, Andy Eccleston,
Producer: Susannah Gent & Barry Ryan
MUSIC: Ron Wright
PHOTO: Rob Hardy
SPECIAL FX: Life Fx
VERSION: O.
COUNTRY: U.K.
YEAR: 2004
Running time: 94
FORMAT: Beta Sp
Après 4 ans de vie commune, on ne peut plus dire que la relation que vit Audrey avec son fiancé, Henry, respire la passion torride. Pour tout dire, Henry a fini par l’exciter autant qu’une équation de physique thermonucléaire. Ce qui ne l’empêche pas de garder une certaine tendresse pour lui et de ne pas avoir forcément envie de le quitter. Jusqu’au jour où elle rencontre James, le nouveau petit ami de sa voisine, qui, bizarrement, hantait ses rêves de saillies sauvages depuis quelque temps déjà. Coincée entre sa vie de couple et ses désirs extraconjugaux, Audrey commence à somatiser dru, et surtout drôle : un petit anneau en plastique, accroché à une corde, lui pousse autour du nombril.
De prime abord, avec ses petites scènes de la vie conjugale et ses conversations de cafés, Jelly Dolly ressemble à une vieille sitcom british. Pourtant, assez vite, cette imagerie lisse cache un double-fond boueux, ces personnages convenus révèlent un inconscient qui affiche complet, ces appartements petits bourgeois grouillent, sous leurs tapis et leurs papiers peints délavés, de larves et d’insectes, ces corps un peu trop lisses s’hérissent des stigmates de ce qu’on identifiera bientôt comme l’horreur conjugale. Avec son premier long-métrage, Susannah Gent réalise une œuvre inquiétante sur un sujet a priori anodin : la difficulté de terminer une relation amoureuse.
22H30
THE TASTE OF TEA