Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - 21 MARS 2005

Publié le par Laurent Derudder

AUDITORIUM 44

18H30

INCIDENT AT LOCH NESS

SCREENPLAY: Werner Herzog & Zak Penn
CAST: Werner Herzog, Zak Penn, Gabriel Beristain, Russel Williams, David A. Davidson, Michael Karnow, Kitana Baker,
Producer: Zak Penn & Werner Herzog
PRODUCTION DESIGNER: Jackie Smith
EXECUTIVE PRODUCER: Thomas Augsberger & Jay Rifkin
MUSIC: Henning Lohner
PHOTO: John Bailey
COSTUME: Annie Dunn
SPECIAL FX: Howard Berger, Gregory Nicotero & Jorge Almeida
MAKE-UP: Caroline Hamilton


VERSION: Eng., Bil. ST
COUNTRY: USA, / UK & Germany
YEAR: 2003
Running time: 94
FORMAT: 35mm

Fasciné par ce qu’il appelle « la différence entre les faits et la vérité », Werner Herzog portait depuis longtemps le projet d’un documentaire sur la légende du monstre du Loch Ness, l’une des plus tenaces et des plus mystérieuses de l’humanité. Aidé par le scénariste hollywoodien Zack Penn, qui accepte de produire le projet, Herzog met en place une expédition sur le célèbre Loch, suivi par la caméra de John Bailey, chargé de réaliser le making-of du film. Mais, à peine ont-ils mis les pieds au bord du lac qu’Herzog et son équipe se rendent compte que Penn est surtout là pour se payer quelques vacances avec un ancien mannequin de Playboy, qu’il a placé en tant que responsable du sonar. Bref, ce tournage sent déjà le vautrage digne de Fitzcarraldo. D’autant plus que Nessie, qui n’était pas prévu au casting, se révèle être un acteur aussi irascible que Klaus Kinski…

Zack Penn, réalisateur de cet Incident at Loch Ness, est l’un des scénaristes les plus courus d’Hollywood, auteur des scripts de Last Action Hero, Behind Enemy Lines ou X-Men 2. Il signe ici un abyssal récit-gigogne qui emprunte autant à la légende de Werner Herzog qu’à Lost In La Mancha, récit du tournage catastrophique du Don Quichotte de Terry Gilliam. Comme tout mockumentary digne de ce nom, Incident… se joue avec une maestria rare de notre croyance en l’image et jouit de la participation ludique de tous ses participants, jouant leur propre rôle. Un film étourdissant et drôle en même temps.

20H30

HYPNOS

SCREENPLAY: J. M. Ruiz Cordoba & David Carreras based upon : a novel by Javier Azpeitia
CAST:Féodor Atkin, Cristina Brondo, Demian Bichir, Marisol Membrillo, Natalia Sanchez, Carlos Lasarte, Julian Villagran,
Producer: Sandra Hermida
EXECUTIVE PRODUCER: Pau Calpe Rufat & Eneko Lizarraga Arratibel
MUSIC: Oscar Maceda
PHOTO: Xavi Giménez
SPECIAL FX: Jaume Vilaseca
ART DIRECTOR: Josep Rosell


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Spain / Italy
YEAR: 2004
Running time: 93
FORMAT: 35mm

Béatriz Vargas, jeune étudiante infirmière, est accueillie comme un père Noël en jarretelles lorsqu’elle arrive dans l’hôpital psychiatrique où elle a été affectée. Il faut dire que l’établissement respire le sexe comme un samedi soir dans une back-room du Queen’s. Entre l’infirmière nympho qui passe ses nuits dans les chambres de patients, Miguel, le malade qui cache mal dans sa moustache de biker le filet de bave qu’occasionne chaque passage de Béatriz, et le Docteur Blanch, directeur du lieu, qui ne semble jamais hésiter à user de sa position pour arriver à ses fins, les couloirs tortueux du bâtiment ressemblent furieusement au plateau d’un film de John B. Root. Mais, entre deux épanchements libidineux, il se passe d’étranges événements dans l’hôpital : la jeune fille dont Béatriz avait la charge muette à la suite d’un traumatisme, est retrouvée un matin dans la piscine, les poignets tranchés. Et, malgré les apparences, personne dans l’asile ne penche pour la thèse du suicide.

On imagine sans peine la tempête sous le crâne de David Carreras quand il se retrouve devant un décor tel que celui de l’hôpital d’Hypnos. Tout en courbes et en asymétries, froid comme la mort, l’hôpital du film est un personnage à lui tout seul, dont on a du mal à déterminer si c’est lui qui induit la folie progressive de l’héroïne ou s’il n’en est que l’expression. Carreras joue, en tout cas, à merveille de ce trouble qui gagne le spectateur, cette incapacité à se repérer dans ces salles et ces couloirs, reflétant le glissement progressif de Béatriz vers la paranoïa et la psychose.

22H30

THE CROSSING

SCREENPLAY: Eirik Ildahl
CAST: Trond Fausa Aurvaag, Stine Hoel Varvin, Svante Martin, Marit Andreassen, Harald Dal, Eirik Ildahl,
Producer: Petter J. Borgil & Tomas Backstrom
PRODUCTION DESIGNER: Karl Juliusson
MUSIC: Randall Meyers
PHOTO: Philip Ogaard
COSTUME: Anne Pedersen
MAKE-UP: Aase Lund


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Norway
YEAR: 2004
Running time: 103
FORMAT: 35mm

Vous ne surprendrez jamais Andreas en train de traînailler pour rentrer chez lui après le boulot, comme un vulgaire cancre rechignant à faire ses devoirs. Il faut dire qu’Andreas a une femme, Liv, et que celle-ci sait s’y prendre pour faire rentrer son homme au foyer, la libido en bandoulière. Jusqu’au jour où Andreas, un peu trop guidé par la partie la plus élastique de son anatomie, est victime d’un accident dans lequel il gagne certes un très joli fauteuil roulant, mais perd ses jambes, sa virilité et, du coup, sa femme, partie trouver ailleurs de quoi répondre à ses ardeurs. En pleine dépression, Andreas reçoit la visite de Wagner qui, plus fort que tous les Pr. Idriss qui encombrent nos boites aux lettres, lui propose non seulement de rendre sa maison plus propre à des déplacements pneumatiques, mais aussi de regagner sa confiance en lui et un retour d’affection. 100% garanti. Paiement après résultat. Discrétion assurée.

On en conviendra sans peine, la plupart des thrillers manquent de la plus élémentaire dose d’humour. On saura donc gré à Martin Asphaug de ne pas avoir surchargé son intrigue d’une approche premier degré basse du front. Ce qui permet à ce huis-clos érotique de facilement s’élever bien au-dessus des productions du samedi soir et de réserver son lot de surprises, d’autant plus efficaces qu’elle se cachent au détour d’un gag.

NOVA

20H00

THE TASTE OF TEA

SCREENPLAY: Katsuhito Ishii
CAST: Tadanobu Asano, Maya Banno, Takahiro Sato, Anna Tsuchiya, Tatsuya Gashuin, Satomi Tezuka, Tomoko Nakajima, Ikki Todokori,
Producer: Kazuto Takida & Katzutoshi Wadakura
PRODUCTION DESIGNER: Yuji Tsuzuki
EXECUTIVE PRODUCER: Hilo Lizumi
MUSIC: Little Tempo
PHOTO: Kosuke Matsushima
COSTUME: Ikuko Utsunomiva


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Japan
YEAR: 2003
Running time: 143
FORMAT: 35mm

Les Haruno forment une famille comme on n’en voit plus que dans les feuilletons de France 3 : unie, heureuse et insouciante. Il y a Nobuo, le père, hypnotiste thérapeute, Yoshiko, la mère, qui se remet doucement au dessin, Hajime, le fils, qui connaît ses premiers émois amoureux, Sachiko, la fille, qui passe ses journées dans le jardin et le grand-père qui se charge des deux enfants. Certes, papy est légèrement gâteux et sert de modèle aux super-héros de manga de Yoshiko. D’accord Nobuo a une fâcheuse tendance à tester de nouvelles thérapies sur sa progéniture. Ok, Hajime voit régulièrement un train sortir de sa tête et Sachiko a du mal à se défaire de sa jumelle géante qui la suit partout. Réflexion faite, les Haruno sont une belle bande d’allumés.

Abandonnant le style explosif de sa précédente réalisation, Shark Skin Man and the Peach Hip Girl, Katsuhito Ishii n’est reste pas moins influencé par la BD et l’animation. Il se livre ici à une forme de poésie loufoque qui le rapproche des œuvres de Hayao Miyazaki. Avec ses personnages décalés et attendrissants, le nouveau film d’Ishii carbure à l’idée et laisse son spectateur émerveillé par ces 2 heures 25 de douce folie

22H30

THE DANCING

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Publié dans CINEMA

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