Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - 25 MARS 2005
AUDITORIUM 44
18H30
VITAL
SCREENPLAY: Shinya Tsukamoto
CAST: Tadanobu Asano, Nami Tsukamoto, Jun Kunimura, Kiki, Ittoku Kishibe, Lily, Kazuyoshi kushida, Hana Kino,
Producer: Ittoku Kishibe, Shinya Tsukamoto, Shin-Ichi Kawahara, Keiko Kusakabe, Koichi Kusdakabe & Kiyo Joo
MUSIC: Cocco & Chu Ishikawa
PHOTO: Shinya Tsukamoto
ART DIRECTOR: Shinya Tsukamoto
VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Japan
YEAR: 2004
Running time: 86
FORMAT: 35mm
Victime d’un accident de voiture dans lequel il a laissé encastrés fiancée et mémoire, Hiroshi se traîne, en attendant de savoir pourquoi il se traîne. Retrouvant dans l’appartement de ses parents l’un de ses livres d’anatomie, il se souvient de sa passion pour ses études médico-légales et se décide à retourner à la fac. Et, effectivement, le goût des études lui revient très vite. Le scalpel en main et le cadavre au bout du bistouri, Hiroshi retrouve petit à petit des lambeaux de sa vie passée avec Ryoko. Et pour cause : c’est le corps de sa fiancée qu’il est en train de disséquer.
C’est maintenant clair, Shinya Tsukamoto aborde depuis A Snake of June un nouveau chapitre de son œuvre. Moins violent, plus abstrait, celui qui était le gourou du cyberpunk nippon n’en continue pas moins de questionner le corps, mais de manière plus métaphysique. Avec Vital, Tsukamoto s’interroge sur les mécanismes de la mémoire et des sentiments. Où se logent-ils, de quoi sont-ils faits, ont-ils une consistance ? Sans être le moins du monde gore ni même organique, le nouveau film de Tsukamoto démontre que son auteur continue, comme David Cronenberg, à être l’un des plus passionnants explorateurs de l’être humain.
20H30
FERPECT CRIME
SCREENPLAY: Alex De La Iglesia & Jorge Guerricaechevarria
CAST: Guillermo Toledo, Monica Cervera, Luis Varela, Fernando Tejero, Enrique Villen, Javier Gutierrez, Kira Miro, Rosario Pardo,
Producer: Gustavo Ferrada, Alex De La Iglesia, Juanma Pagazaurtundua & Roberto Di Girolamo
MUSIC: Roque Banos
PHOTO: José L. Moreno
COSTUME: Paco Delgado
SPECIAL FX: Molina Efectos Especiales S.L. & Félix Berges
MAKE-UP: Pepe Quetglas
ART DIRECTOR: José Luis Arrizabalaga & Arturo Garcia
VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: Spain
YEAR: 2004
Running time: 105
FORMAT: 35mm
Brad Pitt de Prisu, Rafael a honoré de ses ardeurs toutes ses collègues du beau sexe entre le rayon lingerie et le rayon cosmétiques. Toutes ? Pas vraiment. Une seule fille manque à son tableau de chasse, la jeune Lourdes. Mais Rafael a ses raisons : Lourdes est tellement moche qu’on croirait qu’elle a été manger chez Vladimir Poutine. Qui plus est, sapée comme un Deschien, Lourdes est une contradiction vivante de tous les idéaux de perfection de Rafael. Mais la jeune femme, folle amoureuse du tombeur des rayonnages, n’a pas dit son dernier mot. Unique témoin du meurtre accidentel d’un adversaire de promotion, Lourdes vend son silence à Rafael contre un contrat de mariage. Consommé, cela va sans dire.
Alex de la Iglesia est un croqueur invétéré des petites bassesses et vanités de l’âme humaine. Cette fois, c’est à l’obsession du paraître qu’il s’attaque, nous faisant suivre les mésaventures d’un playboy sûr de lui en territoire hostile : celui de la ringardise universelle, des tapisseries animalières au mur, des napperons à fleurs et des chiens qui secouent la tête sur les plages arrière des voitures. Hilarant d’un bout à l’autre, le film abuse à merveille de la perte de repères de son héros, interprété de manière impeccable par Guillermo Toledo (Intacto).
22H30
ROTTWEILER
SCREENPLAY: Alberto Vazquez Figueroa based upon : a novel by Alberto Vazquez Figueroa
CAST: Nicholas Aaron, Ivana Baquero, Ilario Bisi-Pedro, Barbara Elorietta, Paulina Galvez, Lolo Herrero, Roberto Hijon, Lluis Homar,
Producer: Julio Fernandez & Brian Yuzna
PRODUCTION DESIGNER: Baltasar Gallari
MUSIC: Mark Thomas
PHOTO: Javier G. Salomones
COSTUME: Vincent J. Guastini
SPECIAL FX: Gregory Ramoundos & Jaume Vilaseca
MAKE-UP: Vincent J . Guastini
VERSION: Eng., Bil. ST
COUNTRY: Spain & U.K.
YEAR: 2004
Running time: 98
FORMAT: 35mm
Dante et sa fiancée vivent leur relation quelque part entre Fear Factor et Jackass. Outre leur passion boutonneuse, ils ne vivent que pour un goût du risque un rien crétin et pour leur fix d’adrénaline quotidien, se débrouillant systématiquement pour se retrouver dans des situations improbables où ils risquent leur vie. Jusqu’au jour où ils décident de s’infiltrer dans un bateau de clandestins. Dérivant sur l’océan, ils se retrouvent sur une île dirigée par le Colonel Cufard où patrouille inlassablement Rott, un truc comme on n’en voit même pas dans les reportages poujado de TF1 sur les banlieues. Car s’il garde bien l’aspect d’un Rottweiler, Rott peut difficilement être rangé dans la catégorie des chiens. C’est une mâchoire sur pattes, une increvable machine à broyer de l’os humain qui ne s’arrête que quand elle sent le dernier battement de cœur sous sa canine de métal. Bref, Rott, c’est un enfer de dents.
Fantastic Factory, la petite machine à produire de la série B du duo Yuzna-Fernandez continue de tourner à plein régime. Cette fois, c’est le contremaître lui-même qui met les mains dans le cambouis et façonne l’un de ces prototypes dont il a le secret : gore, impitoyable, efficace et dépourvu du moindre chichi auteuriste. Du pur Yuzna, qui n’appellera certes pas le commentaire docte, mais offrant une fois encore sa dose de fantastique old-school comme on l’aime.
00H30
GHOST HOUSE
SCREENPLAY: Jae-young Jang & Hang-joon Jang
CAST: Sung-won Cha, Suh-hee Jang, Hang-sun Jang, Tae-young Sohn, You-young Jin, Hyun-sung Jang, Moon-shik Yoon,
Producer: Min-ho Lee
EXECUTIVE PRODUCER: Woo-suk Kang
MUSIC: Moo-hyun Sohn
PHOTO: Ki-won Lee
COSTUME: Hyo-jung Jang
MAKE-UP: Jin-sook Kim & Jae-ho Shin
ART DIRECTOR: Sung-jin Hong
VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: South Korea
YEAR: 2004
Running time: 123
FORMAT: 35mm
Pil-gi a passé le plus clair de son enfance d’hôtels en habitations provisoires. Cette fois, pourtant, ça y est, il vient lui aussi d’atteindre l’extase du propriétaire foncier. Belle, spacieuse et étonnamment bon marché, la maison qu’a trouvée Pil-gi est une excellente affaire. Après quelque temps passé à profiter des lieux, il se rend pourtant compte qu’il n’est pas le seul à l’habiter. Une jeune femme, Yeon-wa, se réclame elle aussi la propriétaire des murs et apprécie peu la présence du nouveau venu. Mais si, en tant que fantôme, Yeon-wa n’a que peu de moyens légaux de faire valoir ses droits, elle possède d’autres expédients, nettement moins naturels, pour faire entendre ses arguments au nouveau propriétaire.
Kim Sang-jin, l’un des rois de la comédie coréenne (Attack the Gas Station !, Jail Breaker, Kick the Moon), signe ici l’une des premières parodies de films de fantômes du Pays du Matin Calme. Jouissant d’effets spéciaux étonnants (dont la scène des poulets manipulés par un système de câbles !) et d’un excellent jeu d’acteur (le talent comique de Cha Seung-won fait ici merveille), le film a été l’un des plus gros succès commerciaux de l’année écoulée dans son pays.
NOVA
18H30
HOTEL
20H30
FATHERLAND
SCREENPLAY: David Jarab
CAST: Frantisek Rehak, Dana Polakova, Karel Roden, Adiya Oyunchimeg, Petr Forman, Vasil Fridrich, Julio Martin da Fonseca, José Figueiredo,
Producer: Viktor Schwarcz
PRODUCTION DESIGNER: Milan Popelka
MUSIC: Petr Haas, Jan Ponocny & Roman Zach
PHOTO: Marek Jicha
COSTUME: Sylva Zimula Hanakova
SPECIAL FX: UPP
MAKE-UP: Jana Radilova
ART DIRECTOR: Milan Popelka
VERSION: O., Eng. ST
COUNTRY: Czech Republic
YEAR: 2004
Running time: 97
FORMAT: 35mm
Bien avant que les hordes de cul-terreux forcent les portes des palais, enfoncent leurs fourches pleines de tétanos dans le bide des rois et proclament, de leurs bouches édentées, la Révolution, la chasse était un art noble, respecté, qui demandait un savoir-faire aiguisé. Dans quelques régions reculées d’Europe, cette tradition oubliée continue pourtant à être perpétuée par une poignée de nostalgiques de l’Ordre Ancien. 6 d’entre eux, héritiers de l’aristocratie tchèque, sont rappelés sur leurs anciennes terres par Willmer, laquais de leurs ancêtres, pour être initiés à la chasse d’une espèce en voie de disparition : les skeleters.
Dans notre pays qui aime à s’autoproclamer absurde pour mieux cacher son conformisme hargneux, on a souvent tendance à oublier que le véritable art de l’absurde se trouve beaucoup plus à l’Est. Ce sont en effet surtout les pays d’Europe centrale qui ont su le mieux se servir d’un subtil décalage de la réalité dans le but de tenir un discours sociopolitique peu en accord avec le pouvoir en place. Le film de David Jarab, baigné de fantastique et de science-fiction, est ainsi sous-tendu par une métaphore sur le sentiment de pouvoir et les structures sociales. Une œuvre souvent drôle parvenant à maîtriser une intrigue parfois complexe, qui jouit d’un décor saisissant de ruines de l’Ancien Régime, mâtiné de restes de l’architecture communiste.
22H30
O-BI
SCREENPLAY: Piotr Szulkin
CAST: Henryk Bista, Mariusz Dmochowski, Krystyna Janda, Kalina Jedrusik, Leon Niemczyk, Jan Nowicki, Jerzy Stuhr, Marek Walczewski,
Producer:
VERSION: VO st fr / OV fr ond
COUNTRY: Poland
YEAR: 1984
Running time: 87
FORMAT: 35 mm
Dans O-bi, O-ba, les survivants d’une guerre nucléaire tentent de se protéger de l’atmosphère toxique en se retranchant sous une gigantesque coupole construite en haute montagne. Pour tranquilliser la population, les autorités créent le mythe de l’Arche : un vaisseau spatial d’une civilisation supérieure qui viendra les sauver. Des années plus tard, la coupole présente de sérieuses fissures. Confrontés à cette désastreuse réalité, les détenteurs du pouvoir sombrent dans leurs désillusions, délaissent leurs responsabilités et, malgré la découverte du stratagème, les gens continuent à croire, dur comme fer, à l’arrivée de l’Arche.
00H30
GA-GA
SCREENPLAY:
CAST: Katarzyna Figura, Daniel Olbrychski, Jerzy Stuhr,
Producer:
VERSION: VO st ang / OV eng ond
COUNTRY: Poland
YEAR: 1985
Running time: 81
FORMAT: 35 mm
Avec Ga, Ga, Szulkin ironise sur notre société, friande de spectaculaire, et anticipe le succès fulgurant du phénomène de la télé-réalité.
Au 21e siècle, les gens sont tellement heureux que plus personne ne veut exercer le dangeureux métier d’astronaute. Une seule solution pour remédier à cela : utiliser des prisonniers. Les infortunés sont donc envoyés par navette spatiale pénitentiaire vers des planètes inexplorées, avec pour mission de les coloniser.