Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - 20 MARS 2005

Publié le par Laurent Derudder

AUDITORIUM 44

16H30

ROBOTS

SCREENPLAY: Lowel Ganz & Babaloo Mandel
CAST: Ewan McGregor, Halle Berry, Mel Brooks, Dianne Wiest, Jim Broadbent, Amanda Bynes, Stanley Tucci,
Producer: Jerry Davis & John C. Donkin
PRODUCTION DESIGNER: William Joyce
EXECUTIVE PRODUCER: William Joyce
MUSIC: John Powell


VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.S.A.
YEAR: 2004
Running time: 90
FORMAT: 35mm

Dans l’éclat de son jeune âge, doté d’une santé de fer, d’un moral d’acier et d’une volonté inoxydable, Rodney Copperbottom ne compte pas rouiller, comme ses parents, dans sa petite ville de province. Son rêve, c’est de rejoindre l’équipe du célèbre inventeur Bigweld et il part donc pour la capitale : Robot City. Sauf que Robot City n’est pas la plus accueillante des villes pour un provincial et il n’y trouve que des robots qui cherchent à le rétamer. Rodney finit pourtant par y rencontrer les Rusties, une bande de robots des rues, dirigée par Fender. Celui-ci lui montre que Robot City n’est pas la cité idéale que Rodney espérait trouver et lui apprend à faire fonctionner ses rouages pour arriver à ses fins.

3 ans après Ice Age, Chris Wedge revient au charbon avec une comédie toute aussi délirante que la précédente, remplie de personnages attachants et loufoques. Derrière le micro, on retrouve une série de stars telles Ewan McGregor, Robin Williams, Halle Berry, Mel Brooks, mais aussi Jay Leno ou Stanley Tucci. Attendrissant et enlevé, le film se veut aussi un éloge à la différence, ajoutant à la drôlerie de son scénario un commentaire sur certaines de nos habitudes contemporaines

18H30

SATAN'S LITTLE HELPER

SCREENPLAY: Jeff Lieberman
CAST: Alexander Brickel, Amanda Plummer,Stephen Graham, Katheryn Winnick,
Producer: Jeff Lieberman, Mickey McDonough, Aimee Schoof & Isen Robbins
PRODUCTION DESIGNER: Jack Chandler
EXECUTIVE PRODUCER: Carl Tostevin
MUSIC: David Horowitz
PHOTO: Dejan Georgevich
COSTUME: Lynn Falconer
SPECIAL FX: Drew Jiritano, Anthony Pepe & Neil Ruddy
MAKE-UP: Persefone Karakosta
ART DIRECTOR: Kristin Kosta

Bon, d’accord, il faut le concéder : les jeux vidéo rendent complètement idiot. Prenez le petit Dougie, par exemple : les pouces soudés à sa console portable, et con comme un présentateur de Vidéo Gag. Depuis qu’il joue au dernier beat’em all en date : Satan’s Little Helper, il se prend pour un suppôt de Satan. Ca tombe bien, aujourd’hui c’est Halloween ; il peut enfin endosser le costume rouge et le masque à cornes sans (trop) subir les moqueries de ses camarades. Alors qu’il collecte les bonbons dans les maisons du quartier, Dougie rencontre son Seigneur et Maître, qui est justement en train d’enterrer deux cadavres dans un jardin, et lui propose ses services. Ce que Satan, un peu en retard dans son boulot, s’empresse d’accepter.

Auteur-culte des années ’70-’80, Jeff Liebermann (Squirm, Blue Sunshine) n’avait quasiment plus rien tourné depuis 17 ans. Et, ne tergiversons pas, Satan’s Little Helper est une heureuse retrouvaille, ravivant une certaine veine ironique qui commençait sérieusement à s’engluer dans le tout-venant parodique des Scary Scream Movies of the Dead. Si Liebermann fait rire, ce n’est jamais au détriment du genre, mais des conventions sociales et toujours avec une irrévérence qui ravira tous ceux que la dictature de la bienséance horripile.

20H30

BOOGEYMAN


SCREENPLAY: Eric Kripke, Juliet Snowden, Stiles White & Darren Lemke
CAST: Barry Watson, Lucy Lawless, Charles Mesure, Emily Deschanel, Philip Gordon, Skye McCole Bartusiak, Tory Mussett, Louise Wallace,
Producer: Sam Raimi, Rob Tapert, Daniel Carrillo & Hans-Jurgen Pohland


VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.S.A. / New Zealand
YEAR: 2004
FORMAT: 35mm

Petit rappel pour les deux du fond : non, le Boogeyman n’est pas un gars coiffé comme un Jackson Five, en pattes d’eph’ et en chemise à plonger un caméléon dans la schizophrénie. Le Boogeyman, c’est ce monstre légendaire mangeur d’enfants dont les parents américains se servent pour faire taire leur progéniture quand ils veulent regarder la télé tranquilles. Et Tim en est encore tellement terrorisé qu’à 20 ans, il ne peut s’empêcher de regarder sous son lit pour s’assurer qu’il est bien seul. Si bien que ses amis, quand ils ne l’évitent pas en pouffant, lui conseillent de retourner dans la maison familiale pour essayer une fois pour toutes d’exorciser ses peurs. Mauvais plan. Très mauvais…

Sam Raimi et Rob Tapert n’ont eu qu’une ambition en créant Ghost House Picture, leur nouvelle structure de production : couvrir les moquettes des salles de cinéma de pop-corn. C’est en effet à un retour aux bases du cinéma d’horreur qu’ils visent, celui qui apporte son lot de sursauts et qui permet de finir la séance le bras labouré par les ongles de sa voisine. Un cinéma classique, inventif, efficace, le tout avec un budget restreint. On ne s’étonnera donc pas de retrouver ici les habitués de productions Raimi-Tapert, tels Lucy Lawless (Xena La Guerrière) ou Charles Mesure (Xena, Hercules).

22H30

NEW POLICE STORY

SCREENPLAY: Alan Yuen & Benny Chan
CAST: Jackie Chan, Charlene Choi, Nicholas Tse, Daniel Wu, Charlie Young, Dave Wong,
Producer: Solon So, Barbie Tung, Benny Chan, Jackie Chan
EXECUTIVE PRODUCER: Willie Chang &Albert Yeung
MUSIC: Tommy Wai
PHOTO: Anthony Pun
SPECIAL FX: Victor Wong
ART DIRECTOR: Sung Pong Choo & Oliver Wang


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Hong Kong S.A.R.
YEAR: 2004
Running time: 124
FORMAT: 35mm

Nageant dans le whisky régurgité, l’Inspecteur Wing n’a plus que ses souvenirs pour pleurer. Lui qui, il y a un an à peine, était la meilleure et la plus respectée des recrues de la police de Hong-Kong rampe aujourd’hui de bar en bar. En une seule journée, au cours d’un braquage de banque particulièrement violent, Wing a tout perdu : ses équipiers, son travail, sa fiancée, sa réputation et son amour-propre. Mais le gang de cambrioleurs qui a causé sa perte semble avoir encore quelques comptes à régler avec l’ex-inspecteur et fera tout pour que Wing rendosse sa panoplie de John McLane.

Sortez les mirlitons : Jackie Chan is back ! Le vrai, pas la douloureuse auto-parodie hollywoodienne qui a un temps hanté les séances honteuses du samedi soir. Réactivé par l’un des meilleurs représentants de la jeune garde du cinéma hongkongais, Benny Chan (Gen-X Cops, Heroïc Duo), le personnage que Chan a incarné dans les Police Story des années ’80 prend – c’est le cas de le dire – de la bouteille. Moins humoristique mais nettement – nettement ! – plus explosif, New Police Story ravive un cinéma d’action hongkongais comme on n’en avait plus vu depuis la grande époque Tsui Hark

00H30

TRAUMA

SCREENPLAY: Richard Smith
CAST: Colin Firth, Mena Suvari, Tommy Flanagan, Naomie Harris, Kenneth Cranham, Brenda Fricker, Sean Harris, Martin Hancock,
Producer: Nicky Kentish Barnes & Jonathan Cavendish
PRODUCTION DESIGNER: Crispian Sallis
EXECUTIVE PRODUCER: James Mitchell, Sue Bruce Smith, Jonathan Kelly, Kirk D'Amico, Marion Pilowsky, Donald A. Starr, Daniel J.B. Taylor & Steve Christian
MUSIC: Steve McLaughlin
PHOTO: John Mathieson
COSTUME: Ffion Elinor & Shirley Nevin
SPECIAL FX: Yves de Bono
MAKE-UP: Pamela Haddock & Astrid Kearney
ART DIRECTOR: Paul Ghirardani


VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.K.
YEAR: 2004
Running time: 94
FORMAT: 35mm

Ben se réveille au monde et se rend compte qu’il n’a plus du tout envie d’y être, dans ce monde. Sortant d’un coma où il a été plongé pendant plusieurs jours, il apprend qu’il a tué sa femme, Elisa, dans un accident de voiture. Hanté par des visions de celle-ci, Ben tente douloureusement de se reconstruire un semblant de vie quand il rencontre Charlotte, une voisine qui, outre lui redonner goût aux petits plaisirs de la vie, l’envoie visiter une voyante qui lui apprend que sa femme n’est en fait pas morte. De retour chez lui, Ben se rend compte que quelqu’un est entré dans son appartement et a détruit certains objets de sa vie passée.

Ayant acquis ses lettres de noblesse grâce au beau petit succès de My Little Eye (Bifff 2003), Marc Evans a reçu les moyens de transformer son essai avec ce Trauma, où il construit un univers à l’atmosphère glauque et oppressante, servi par un montage savamment elliptique, qui appelle des références comme le Nicholas Roeg de Don’t Look Now, voire même le Kieslowski dernière période. Au casting, Evans peut compter sur d’excellentes performances de Colin Firth (Le Journal de Bridget Jones), Mena Suvari (American Beauty) et Naomie Harris (28 Days Later).

NOVA

18H30

A PLACE ON EARTH

20H30

DANCING

SCREENPLAY:
CAST: Patrick-Mario Bernard, Carina Ruszniewski, Pierre Trividic,
Producer: Patrick Sobelman
PRODUCTION DESIGNER: Patrick - Mario Bernard & Florence Vax
MUSIC: Gérard Grisey
PHOTO: Xavier Brillat & Emmanuel Caula
COSTUME: Patrick - Mario Bernard & Florence Vax
SPECIAL FX: Pascal Laurent


VERSION: O., Eng. ST
COUNTRY: France
YEAR: 2003
Running time: 94
FORMAT: 35mm

Installés depuis quelques mois dans un dancing désaffecté, isolé sur la côte bretonne, René vit une vie de couple en apparence pépère : lui est sculpteur (une expo sur les ours en préparation) et lui, scénariste, avec un projet sur les bras qu’il ne finit pas de finir. En apparence, car quelque chose ne tourne plus très rond dans l’esprit de René : tout ce qui l’entoure le touche anormalement, chaque information qu’il reçoit semble le concerner directement. Il se voit partout, dans les magazines, au journal télévisé : partout. Jusque dans la cave de son atelier d’où surgit un jour son double idiot.

Artistes contemporains incarnant à l’écran d’infimes variations de leur propre rôle, Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic - assistés de Xavier Brillat – réalisent, avec Dancing, l’un des films les plus intrigants du cinéma français de ces dernières années. Dans Dancing, ils mêlent éléments biographiques, bribes d’actualité et éléments fantastiques issus de la science-fiction (on repère une allusion à Dick et à ses univers qui s’effritent) ou du conte (Maupassant, Andersen). Il en résulte un film d’une puissance visuelle étourdissante, plastiquement irréprochable malgré son budget restreint, mêlant les registres d’images autant que les genres. Un grand film mental sur l’angoisse de la recherche d’identité.

22H30

THE DAMNED HOUSE OF HAJN

SCREENPLAY: Václav Sasek
CAST: Petr Brukner, Radoslav Brzobohatý, Erna Cerna, Petr Cepek, Emil Horváth, Frantisek Husák, Valérie Kaplanová, Ondrej Pavelka, Frantisek Rehák, Ota Sklencka, Evelyna Steimarová, Frantisek Svihlik, Petronela Vanciková, Bohumil Vávra,
Producer:


VERSION: VO st ang / OV eng ond
COUNTRY: CZ
YEAR: 1988
Running time: 107
FORMAT: 35 mm

Adapté d'une nouvelle de Jaroslav Havlíãek, L'Homme invisible (1937), ce film s'ouvre sur l'arrivée d'un couple de jeunes mariés dans la maison familiale des Hajn. Rapidement, le mari apprend que son épouse a une famille plutôt particulière, dont l'austérité n'est pas exempte de déviances. Se succèdent alors les intrusions dans leur couple, notamment celles d'un oncle fou qui pense être invisible et espionne tout le monde, surtout sa nièce. La pression conduira progressivement ces nouveaux otages vers l'aliénation, vers des pulsions sexuelles incestueuses ou vers un examen de conscience. Souvent décrit comme une oeuvre expérimentale du gothique noir, Prokletí domu Hajno projette les thèmes de l'impunité et de la liberté vers les notions d'invisibilité et de folie. L'homme invisible ou insensé ne réprime pas ses désirs, puisqu'il n'en craint pas les répercussions

 

Publicité

Publié dans CINEMA

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article