Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - 15 MARS 2005

Publié le par Laurent Derudder

PASSAGE 44

18H00

BUNSHINSABA : OUIJA BOARD

SCREENPLAY: Byung-ki Ahn
CAST: Kyu-ri Kim, Yu-ri Lee, Sun-joo Lee, Sung-min Choi, Jung-yun Choi,
Producer: Byung-ki Ahn
PRODUCTION DESIGNER: Sung-weon Cho
PHOTO: Dong-cheon Kim
COSTUME: Ja-young Lee
SPECIAL FX: Byung-ki Kim
MAKE-UP: So-yeon Kim
SET: Sang-man Oh


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: South Korea
YEAR: 2004
Running time: 97
FORMAT: 35mm

Arrivant de Séoul, Yu-jin est accueillie avec enthousiasme par les camarades de classe de sa nouvelle école. Ceux-ci désespéraient, en effet, de trouver un nouveau souffre-douleur, depuis que le dernier en date s’était fait la malle. Sauf que Yu-jin, très branchée sur les pacorabanneries, apprécie peu ce genre d’humour provincial et décide de lancer une malédiction sur ses condisciples. Effectivement, ceux-ci commencent à mourir un à un dans des conditions, certes douloureuses, mais d’un esthétisme consommé - voire consumé. Après tout, fallait pas commencer !

Vous le sentez aussi, le petit fumet de cheveux noirs devant les yeux que dégage Bunshinsaba ? Car oui, Bying-ki Ahn - l’homme qui, à chaque nouveau film, secoue le box-office coréen comme une groupie de la Starac’ - a encore frappé. Et il a emmené toute sa panoplie avec lui : fantômes qui se déplacent par sautes d’images, jeunes filles mourant avec la bouche dite en cul de poule pendant la ponte et effets sonores à déchirer un caisson de basse. Alors, certes, le scénario fleure bon la Ricoh, mais il faut avouer que Byung-ki Ahn (A Nightmare, Phone) sait y faire pour accommoder une scène, la plus éculée soit-elle. Et une fois encore, le plaisir ne se dément jamais devant ce Bunshinsaba.

20H30

COLD AND DARK

SCREENPLAY: Joanne Reay
CAST: Luke Goss, Carly Turnbull, Kevin Howarth, Matt Lucas, David Gant, Rhys Moosa, David Baker, Cassandra Bell,
Producer: Joanne Reay & Anna Tracey
PRODUCTION DESIGNER: Simon Bowles
EXECUTIVE PRODUCER: Michael Gebauer & Michael Whyke & Terrence Yason
MUSIC: Lauren Yason & Richard Fox
PHOTO: Sam McCurdy
COSTUME: Marianne Agertoft
SPECIAL FX: Paul Hyatt
MAKE-UP: Jaqueline Fowler, Colette King, Steve Beatles & Conal Palmer
ART DIRECTOR: Maddy Swinglehurst


VERSION: O., Bil. ST
COUNTRY: U.K.
YEAR: 2004
Running time: 90
FORMAT: 35mm

Jeune flic intègre, le Sergent John Dark admire son supérieur et coéquipier l’Inspecteur Mortimer Shade - surnommé Mort - comme une groupie un chanteur peroxydé. Ce dernier, adepte de la méthode dite de l’Inspecteur Harry, ne rechigne jamais à régler les conflits de droits à la bastos. Depuis quelques mois, les deux flics ont été mis sur l’affaire d’un parrain de la pègre : Einstein. Alors qu’ils sont sur le point d’enfin le serrer, les deux hommes tombent dans un traquenard qui se termine en carnage et laisse raide Mort. Pourtant, quelques minutes plus tard, Mort se relève et reprend immédiatement du service. Et, très vite, c’est tout l’entourage d’Einstein qui mord, un à un, la poussière. Du moins, quand ils ont encore une tête.

Andrew Goth, dont on avait déjà pu admirer le goût pour les atmosphères pleines d’amour et de compassion avec son Everybody Loves Sunshine (Bifff ‘99), signe pour sa deuxième réalisation un film d’horreur dans la plus pure tradition du genre. Très graphique et d’une redoutable efficacité, Cold and Dark rivalise sans peine avec le meilleur cinéma de genre américain et place son auteur parmi les noms à suivre de la cinématographie européenne.

22H30

THE THREE FACES OF TERROR

SCREENPLAY: Sergio Stivaletti & Antonio Tentori
CAST: John Philip Law, Elisabetta Rocchetti, Riccardo Serventi Longhi, Ambre Even, Emiliano Reggente, Andrea Bruschi, Roberta Terregna, Simone Taddei, Michelangelo Stivaletti, Lamberto Bava, Claudio Simonetti,
Producer: Sergio Stivaletti & Lorenzo Von Lorch
PRODUCTION DESIGNER: Sara Catanzaro
MUSIC: Maurizio Abeni
PHOTO: Fabrizio Bracci
SPECIAL FX: Apocalypse
MAKE-UP: Raffaella Ragazzi


VERSION: O., Bil. & Eng. ST
COUNTRY: Italy
YEAR: 2004
Running time: 86
FORMAT: 35mm

Seuls dans le compartiment d’un train, une femme et deux hommes sont assoupis. Ils sont rejoints par un vieil homme portant beau : chapeau, cape, canne et mallette en cuir, d’où s’échappe une boule dorée qui roule jusqu’aux trois passagers. Le vieil homme se présente comme le docteur Peter Price, éminent hypnotiseur et inventeur, et la sphère est sa dernière invention : elle permet de lire les souvenirs de quiconque la manipule. Piqués par la curiosité, les trois jeunes gens se passent la boule du docteur, qui révèle à chacun des images dont ils n’ont aucun souvenir…

Dans la production cinématographique italienne actuelle, le dernier film en date de Sergio Stivaletti est d’un anachronisme bienvenu. A l’heure où l’intégralité des auteurs d’horreur a migré, faute de moyens, vers la télévision, l’auteur de Wax Mask se paie, lui, le luxe d’une production quasi-indépendante qui ravive la glorieuse époque de la série B des années ’60-’70, celle des films à sketches et du gore gothique. Production paradoxale, qui s’adosse aux avancées technologiques modernes (tournage et montage en numérique) pour se donner les moyens d’un travail artisanal sur les effets spéciaux. Secteur dans lequel Stivaletti, une fois encore, fait merveille : ses créations en animatronique, en stop-motion et ses effets de maquillage sont un vrai travail d’orfèvre

NOVA

20H30

NINA

SCREENPLAY: Heitor Dhalia & Marçal Aquino
CAST: Guta Stresser, Myriam Muniz, Sabrina Greve, Luiza Mariani, Wagner Moura, Abrahao Farc, Guilherme Weber, Juliana Galdino,
Producer: Caio & Fabiano Gullane
PRODUCTION DESIGNER: Akira Goto & Guta Carvalho
EXECUTIVE PRODUCER: Caio & Fabiano Gullane
MUSIC: Antonio Pinto
PHOTO: José Roberto Eliezer
COSTUME: Juliana Prysthon & Veronica Julian
MAKE-UP: Gabi Moraes


VERSION: O., Eng. ST
COUNTRY: Brazil
YEAR: 2004
Running time: 85
FORMAT: 35mm

Ne le nions pas, Nina nourrit une haine inique envers doña Eulalia, sa logeuse. Cette dernière, cynique, lui annone ses dettes et ne se gène jamais de lui rappeler, entre deux inanités, son inutilité. Toutes les nuits, nappée de noir, Nina ondule sur les rythmes hypnotiques des night-clubs et noie son ennui en s’enivrant de caïpirinha. En journée, n’ayant plus de quoi se nourrir, Nina, pas vraiment nonne, vend ses dessous à des pervers et offre ses charmes nubiles à un aveugle. Mais l’animosité de doña Eulalia ne fait qu’augmenter, et animée par la colère, Nina la tue.

Issu du monde de la publicité, Heitor Dhalia réalise, avec Nina, son premier long-métrage. Et ça ne sautera pas automatiquement aux yeux de tous, mais Nina est une (libre) adaptation du roman de Dostoïevski : Crime et Châtiment. Libre, car Dhalia se sert plutôt du roman pour décrire un Sao Paulo secret, marginal, nocturne, pétri de violence sociale. Il ne tombe pas pour autant dans le travers du misérabilisme et offre un film à l’imagerie très travaillée, certes sombre, mais plutôt du côté des atmosphères gothiques. Le réalisateur fait aussi le choix de se refuser toute scène de violence, celles-ci passant par une représentation en animation, accompagnant en cela l’état d’esprit de son héroïne.

22H30

SUPERNOVA


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Publié dans CINEMA

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