Dustin Hoffman

Publié le par Laurent Derudder

DUSTIN HOFFMAN (1967-1979) - Acteur (Période 1967 - 1979)


Comédien américain, né le 8 août 1937 à Los Angeles (Californie). Il passe toute son enfance à Hollywood : son père étant décorateur de plateau, il "baigne" dans le milieu artistique. Sa mère voulait en faire un pianiste de concert. Mais c'est le théâtre qui l'intéresse. Il suit des cours à la Pasadena Playhouse, puis s'en va à New York. Il étudie avec Lee Strasberg à l'Actor's Studio, où il côtoie Gene Hackman et Robert Duvall. Au début des années soixante, il enseigne à l'East Harlem Boy's Club et fait ses débuts à Broadway dans "A Cook for Mr. General". Il vit neuf ans de "vache enragée", a de petits rôles tout en exerçant divers petits métiers. Il est standardiste, fleuriste, archiviste intérimaire à "Time Magazine", garçon de café, vendeur de jouets dans un grand magasin et garçon de salle dans un asile psychiatrique ! Après un séjour à la Theater Company de Boston, de retour à New York, il est l'assistant d'Ulu Grosbard pour "Vu du pont" (1965), pièce dans laquelle joue Jon Voight ! Sa carrière "off Broadway" commence à la même époque : il tient le rôle d'un officier nazi, bossu et homosexuel dans "Harry, Noon and Night". Il reçoit un "Obie" (meilleur acteur off-Broadway) pour son interprétation d'un Russe misanthrope dans "Journey of the Fifth Horse", puis est un chaudronnier cockney dans "Eh ?" (1967, mise en scène d'Alan Arkin) et resoit trois importantes récompenses théâtrales. C'est dans cette pièce que Mike Nichols le remarque et lui confie son premier grand rôle cinématographique dans LE LAURÉAT. Signalons que MADIGAN'S MILLIONS fut en fait tourné avant LE LAURÉAT, mais qu'il ressortit en 1969, Hoffman étant devenu une vedette. Sa carrière théâtrale, interrompue en 1968 après "Jimmy Shine" à Broadway, a repris en 1975 avec sa mise en scène de la comédie de Murray Schisgal "All Over Town".
Révélé par LE LAURÉAT, Dustin Hoffman devient aussitôt célèbre et n'arrête plus de tourner. Il devient l'un des plus grands "money-makers" des années soixante-dix. Comme au théâtre, il tient les rôles les plus divers, affectionnant les personnages marginaux ou d'exception : le clochard tuberculeux de MACADAM COW-BOY, le timide de JOHN ET MARY, le centenaire du westem féroce d'Arthur Penn LITTLE BIG MAN le professeur de mathématiques confronté à la violence dans LES CHIENS DE PAILLE, l'employé de banque italien, rêveur de ALFREDO, ALFREDO, le bagnard de PAPILLON, Lenny Bruce dans LENNY, Carl Bernstein, reporter au Washington Post déclenchant l'affaire du Watergate dans LES HOMMES DU PRÉSIDENT, Babe l'étudiant en histoire dans MARATHONMAN et Max Dembo, l'ex-détenu libéré sur parole dans LE RÉCIDIVISTE (qu'il devait réaliser lui-même).
Cité trois fois à l'Oscar (LE LAURÉAT, MACADAM COW-BOY et LENNY), il l'a obtenu la première fois pour KRAMER CONTRE KRAMER.



La filmographie


  1. 1967 THE TIGER MAKES OUT (Arthur Hiller)
  2. LE LAURÉAT (The Graduate, Mike Nichols) 
  3.  
    1969 MACADAM COW-BOY (Midnight Cow-boy, John Schlesinger)
  4. JOHN ET MARY (John and Mary, Peter Yates) - MADIGAN'S MILLIONS / UN DOLLARO PER SETTE VIGLIACCHI (Stanley Praeger).
    1970 LITTLE BIG MAN ou LES EXTRAVAGANTES AVENTURES D'UN VISAGE PÂLE (Little Big Man, Arthur Penn).
  5.  
    1971 QUI EST HARRY KELLERMAN? (Who is Harry Kellerman and Why is He Saying Those Terrible Things About Me?, Ulu Grosbard) - LES CHIENS DE PAILLE (Straw Dogs, Sam Peekinpah).
    1972 ALFREDO, ALFREDO (Finche Divorzio non vi Separi, Pietro Germi).
    1973 PAPILLON (id., Franklin J. Schafrner).
  6.  
    1974 LENNY (Lenny, Bob Fosse).
    1976 LES HOMMES DU PRÉSIDENT (All the President's Men, Alan J. Pakula) - MARATHON MAN (id., John Schlesinger).
  7.  
    1978 LE RÉCIDIVISTE (Straight Time, Ulu Grosbard).
    1979 AGATHA (id., Michael Apted) C - KRAMER CONTRE KRAMER (Kramer vs. Kramer, Robert Benton).
DUSTIN HOFFMAN (1980-2004) - Acteur (Période 1980 - 2004)

Après le succès de KRAMER CONTRE KRAMER, Dustin Hoffman disparaît des écrans pendant trois ans, puis revient en force avec l'immensément populaire TOOTSIE. Même si le film est loin d'être le premier dans une longue tradition d'histoires de travestis, il en devient l'emblème et désormais, la référence obligée. Sans grivoiserie et sans chercher l'effet facile, Dustin Hoffman donne de son personnage d'acteur contraint de se déguiser en femme pour échapper au chômage une image touchante, drôle et profondément humaine. Juste retour des choses, le rôle lui vaudra une citation à l'Oscar.Aussitôt après, il prend à nouveau ses distances par rapport au cinéma. Durant trois années consécutives, il consacre toute son énergie au théâtre. En 1961, il avait interprété à la radio le rôle secondaire de Bernard dans la pièce d'Arthur Miller «Mort d'un commis-voyageur». En 1984, il la reprend à Broadway, cette fois dans le rôle-titre de Willy Loman. Le spectacle fait sensation et l'année suivante, Volker Schlöndorff en donne une version filmée pour la télévision, qui sera par la suite projetée en salles. Hoffman obtient à cette occasion l'Emmy d'interprétation. En annexe, sort PRIVATE CONVERSATIONS, un documentaire sur le tournage du film.Comédien rare, Hoffman traverse un nouveau désert de trois ans que seul vient interrompre ISHTAR, un des ratages les plus dispendieux de l'histoire du cinéma. Reprenant la formule des EN ROUTE POUR... tournés par Bob Hope et Bing Crosby dans les années 40, Elaine May égare le tandem Hoffman / Warren Beatty sur les pistes d'Afrique du Nord, en compagnie d'Isabelle Adjani et d'un chameau aveugle, prétexte à une série de gags répétitifs.Il faut attendre RAIN MAN pour qu'Hoffman retrouve sa stature de star. Avec sa minutie habituelle, il se prépare longuement pour ce rôle d'autiste aussi génial qu'inadapté et obtient ainsi son deuxième Oscar. Dès lors, il tourne plus régulièrement, environ un film par an. S'il ne semble pas au mieux de sa forme dans FAMILY BUSINESS, c'est en grande partie parce que ses liens de parenté avec Sean Connery et Matthew Broderick (censés être respectivement son père et son fils) sont difficilement crédibles. En revanche, ce portrait d'honnête homme tentant désespérément d'empêcher son rejeton de suivre les traces de son brigand de grand-père ne manque pas de subtilité. La même année, sur scène, Hoffman joue Shylock dans «Le marchand de Venise» à Broadway et à Londres.Par amitié pour Warren Beatty, il accepte d'apparaître dans DICK TRACY, méconnaissable sous le maquillage de Mumbles (autrement dit «Le Marmonneux»). En manière de clin d'oeil pour initiés, il calque sa diction incompréhensible sur celle du producteur Bob Evans, bien connu de la communauté hollywoodienne. À cette époque, Hoffman devait tourner pour la Columbia DANS LA LIGNE DE MIRE sous la direction de Michael Apted. Mais un antagonisme féroce l'oppose à David Puttnam, alors à la tête de la compagnie. Celui-ci enterre donc le projet, qui ne sera réalisé que bien plus tard, avec Clint Eastwood. Quelques années après, Richard Attenborough songera à Hoffman pour le rôle-titre de CHAPLIN, mais il s'estimera trop âgé pour incarner le héros dans la première partie de sa carrière et laissera la place à Robert Downey Jr. Il se rattrapera cependant, au début des années 90, avec trois rôles intéressants : l'inquiétant gangster Dutch Schultz dans BILLY BATHGATE, le pittoresque Capitaine Crochet dans HOOK, et Bernie Laplante, le vrai héros de HÉROS MALGRÉ LUI.En ce qui concerne sa vie privée, les années 80 s'avèrent pour lui tout aussi productives : en 1980, il épouse Lisa, dont il aura bientôt cinq enfants. Pour sceller cette union harmonieuse, il l'épousera à nouveau au cours de l'été 1994, dans une cérémonie tahitienne à Mooréa.



La filmographie


  1. 1982 TOOTSIE (id., Sydney Pollack) 
  2.  
    1985 MORT D'UN COMMIS-VOYAGEUR (Death of a Salesman, Volker Schlöndorff) B - PRIVATE CONVERSATIONS
    (Christian Blackwood, documentaire).
    1987 ISHTAR (id., Elaine May).
    1988 RAIN MAN (id., Barry Levinson) 
  3.  
    1989 FAMILY BUSINESS (id., Sidney Lumet) - COMMON THREADS : STORIES FROM THE QUILT (Robert Epstein, Jeffrey Friedman, documentaire, narrateur).
    1990 DICK TRACY (id., Warren Beatty).
    1991 BILLY BATHGATE (id., Robert Benton) - HOOK OU LA REVANCHE DU CAPITAINE CROCHET (Hook, Steven Spielberg) 
  4.  
    1992 HÉROS MALGRÉ LUI (Hero, Stephen Frears).
    1995 ALERTE ! (Outbreak, Wolfgang Petersen).
  5.  
    1995 SLEEPERS (id., Barry Levinson).
  6.  
    1996 AMERICAN BUFFALO (Michael Corrente).
    1996 MAD CITY (id., Costa Gavras).
    1997 SPHERE (id., Barry Levinson).
  7.  
    1997 DES HOMMES D'INFLUENCE (Wag The Dog, Barry Levinson).
    1999 JEANNE D'ARC (The Messenger : the story of Joan of Arc, Luc Besson).
    2002 MOONLIGHT MILE (Brad Silberling) - CONFIDENCE (id., James Foley).
    2003 LE MAITRE DU JEU (Runaway Jury, Gary Fleder).
    2004 NEVERLAND (Finding Neverland, Marc Forster) - LES DESASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE (Lemony Snicket's A Series of unfortunate Events, Brad Silberling) - J'ADORE HUCKABEES (I heart Huckabees, David O. Russell) - MON BEAU-PERE, MES PARENTS ET MOI (Meet the Fockers, Jay Roach).
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Publié dans COMEDIENS-COMEDIENNES

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