I Robot
2035, Chicago. Le professeur Miles Hogenmiller, chercheur en robotique, vient d'être assassiné. Le détective Del Spooner est chargé de l'affaire. Son enquête le conduit à suspecter Sonny, un androïde. Dans ce monde où les robots assistent les humains, l'implication de Sonny dans ce meurtre paraît aberrante, car les droïdes, selon les lois de la robotique, ne sont pas programmés pour tuer. Sonny aurait été le premier à violer cette règle sacrée, exposant alors l'humanité à la crainte des machines. Del Spooner, lui, a toujours détesté les robots. Aidé d'une psychologue qui se plonge dans l'esprit de ces derniers, le tandem devra dénouer les fils de l'affaire et répondre à l'angoissante question : Sonny sera-t-il le seul à contourner cette règle inviolable ? /http%3A%2F%2Fwww.criterionpicusa.com%2Fcplusa%2Fimages%2Flcl_irobotposter.jpg)
Avec : Will Smith, Bridget Moynahan, Chi McBride, James Cromwell, Bruce Greenwood, Alan Tudyk
Réalisateur : Alex Proyas
Contrairement à ceux qui ont lu le livre dont le film est tiré, j'ai trouvé que le résultat est plutôt intéressant. Forcément le scénario est bon parce qu'il n'est pas original cela dit je trouve que l'ambiance est bien là. Les effets spéciaux sont franchement bluffants, le rendu des robots est particulièrement surprenant ; on y crois vraiment.
Ce qui m'a plu dans le film, au-delà des images de synthèse, c'est qu'il ne repose pas uniquement sur des scènes d'action comme les films en sont remplis aujourd'hui, mais il essaye plus de faire ressortir le côté psychologique des personnages et il pose l'éternelle question : que deviendra le monde lorsque les machines nous dépasserons ?
Honnêtement, le film vaut le coup. Laissez-vous tenter.
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Will Smith, acteur dans I, ROBOT (2004-07-28)/http%3A%2F%2Fmedia.monsieurcinema.com%2Farticle%2F018000%2F18041%2F18041.jpg)
Habitué à camper les héros qui sauvent le monde, Will Smith remet ça dans I, ROBOT. A la fois proche des grosses machines comme INDEPENDANCE DAY dans lesquelles il a pu jouer, le film bénéficie de la vision personnelle du réalisateur Alex Proyas (DARK CITY). La finesse n'est donc pas sacrifiée sur l'autel de l'action. Plus que les exploits physiques du comédien on se délecte aussi de son jeu d'acteur. Et ça fait plaisir.
Avez-vous suivi un entraînement spécifique pour I, ROBOT, comme pour ALI ?
Non, pas vraiment. Mais la façon dont j'ai travaillé sur ALI, avec le réalisateur Michael Mann, m'a vraiment influencé et je continue à m'en inspirer. Michael nous voit, nous, gens du cinéma, comme des professionnels du septième art bien sûr mais aussi comme des psychologues. Depuis, pour moi, la première étape de mon travail est toujours d'envoyer le scénario à un groupe de psys afin qu'ils m'expliquent pourquoi tel personnage agit comme il le fait. Cela permet de donner une véritable substance aux protagonistes. Parce que nous jugeons toujours les autres en fonction de nos propres attitudes. Mais neuf fois sur dix, les faits et gestes d'une personne n'ont rien à voir avec notre propre expérience.
Il y a énormément de personnages numériques dans le film. Comment vous en êtes-vous accommodé ?
C'est toujours difficile de jouer avec des effets spéciaux : il n'y a pas de décors, on ne sait pas avec quoi ou qui on joue. Et quand on voit la séquence complète, on se dit que si l'on avait vu tel ou tel élément, on aurait agi différemment. Il y a beaucoup d'inconnues. Mais I, ROBOT est l'une de mes meilleures expériences dans le genre. Ça fait plus de dix ans que je fais des films à effets spéciaux et, pour une fois, c'était la performance d'acteur qui primait. L'équipe technique travaillait autour de l'acteur et non l'inverse. Grâce au réalisateur Alex Proyas, le film est plus qu'une simple grosse production hollywoodienne.
Après avoir joué à de nombreuses reprises le rôle de sauveur de l'humanité, songez-vous à camper d'autres personnages ?
En ce moment, je cherche plutôt des films comme I, ROBOT, qui me permettent d'allier succès au box office et véritable jeu d'acteur. C'est ce qui m'a plu sur ce tournage. Au centre de l'histoire, il y a ce héros psychologiquement perturbé qui doit retrouver le chemin de son humanité. Et j'adore pouvoir me plonger dans un personnage de cette façon. C'est malheureusement rare dans les superproductions. Mais il y a bien sûr des longs métrages comme GLADIATOR, vraiment parfaits : à la fois nominés aux Oscars mais aussi d'énormes succès commerciaux. Il me reste encore cinq ans pendant lesquels je serai encore capable de courir, sauter, tirer, et me battre avant de n'être qu'un autre vieux de plus qui s'agite dans un film d'action. Alors je me dis que je pourrai toujours jouer d'autres rôles quand j'aurai quarante ans.
Quel regard portez-vous sur vos années PRINCE DE BEL AIR ? Peut-on imaginer un jour cette série « culte » adaptée au cinéma ?
LE PRINCE DE BEL AIR, c'est sans doute le moment où je me suis le plus marré, tout en étant payé ! Faire une « sitcom », c'est le meilleur boulot du monde, surtout si la série est drôle et qu'elle marche. Notre travail quotidien, c'est de trouver les trucs les plus débiles possibles et faire rire les spectateurs avec. On ne peut pas trouver mieux. Mais il y a peu de chances pour qu'on en fasse un jour un film. Je déteste quand les gens décident de prendre leur retraite et puis finissent par revenir ! C'est difficile de retrouver la magie créée à un moment donné. C'est comme le mythe de la superbe nana dont on rêve au lycée, mais qui ne veut pas de nous. Un jour, à trente ans, on la rencontre dans un bar un soir et on couche avec elle. Et on se dit : « Ouais, bof, c'était mieux quand c'était juste un fantasme ». LE PRINCE DE BEL AIR, c'est pareil. Je préfère qu'il reste là où il est, au chaud dans le coeur des gens.
Vous qui êtes aussi une star du rap, que préférez-vous entre la musique et le cinéma ?
Emotionnellement, je préfère la musique. Il n'y a rien de comparable au fait de monter sur scène, dans un stade de 70 000 personnes, et de vivre ces instants où le public reconnaît le morceau aux premières notes et crie de bonheur parce que c'est le titre qu'il attend. C'est vraiment quelque chose d'unique. Mais ma carrière au cinéma... ça paye plutôt bien les factures ! (rires)
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Né Willard Christopher Smith, le 25 septembre 1968 à Philadelphie (Pennsylvannie), dans une famille de mélomanes, il se lance dans la chanson dès la fin de ses études secondaires en créant avec Jeff Townes le duo de rappeurs « D. J. Jazzy Jeff and the Fresh Prince ». Ils remportent un succès international grâce à des morceaux tels que « Girls Ain't Nothin' But Trouble », « I Think I Can Beat Mike Tyson », « Parents just don't understand » ou « Summertime » qui leur vaudront plusieurs récompenses aux Grammy et American Music Awards.
En 1990, Smith figure en tant que lui-même dans la sitcom « Le Prince de Bel Air » (« Fresh Prince of Bel Air ») produite par Quincy Jones. Son personnage de jeune rappeur des bas-quartiers de Philadelphie parti vivre chez des parents dans une banlieue aisée de Los Angeles séduit le public et la série durera jusqu'en 1996.
Entre temps, il entame modestement une carrière au cinéma avec WHERE THE DAY TAKES YOU de Marc Rocco, sur des jeunes gens à la dérive dans les rues de Los Angeles. Puis il apparaît dans MADE IN AMERICA aux côtés de Whoopi Goldberg et Ted Danson. Dans SIX DEGRES DE SEPARATION (d'après la pièce de John Guare), il fait montre de subtilité et d'un charisme évident dans le rôle d'un jeune noir homosexuel se faisant passer auprès d'un couple de bourgeois new-yorkais pour le fils de Sidney Poitier. En 1995, il partage avec le comédien Martin Lawrence l'affiche de BAD BOYS, film utilisant la formule de « buddy movie » (couple de policiers antagonistes et néanmoins complémentaires), mais innovant à partir de là, du fait que chacun des deux est amené à endosser l'identité de l'autre. Sa prestation lui vaut le NATO / ShoWest Award et le Blockbuster Award du meilleur espoir masculin.
A partir de 1996, il s'installe en tête du box-office avec tout d'abord INDEPENDANCE DAY (où il incarne un as de l'aéronavale menant un glorieux combat contre une armée d'envahisseurs extra-terrestres) et ensuite MEN IN BLACK (où il est un jeune policier recruté par le vétéran Tommy Lee Jones pour traquer les « aliens » présents parmi nous). Si le premier film fut l'un des plus gros succès publics de la décennie, le second fit encore plus pour la notoriété de Smith, à la fois en tant qu'acteur (son aisance et son sens comique y sont impeccables) et en tant que compositeur et interprète de la chanson-titre « Men in Black » (primée aux Grammy Awards).
Divorcé de Shere Zampino, une parolière qu'il avait épousée en 1992 et dont il avait eu un petit garçon, il se remarie en 1997 avec l'actrice Jada Pinkett, rencontrée en 1990 lorsqu'elle avait auditionné en vain pour le rôle de sa fiancée dans « Le Prince de Bel Air ». Par ailleurs, il enregistre en 1998 son premier album solo « Big Willie Style », salué par des Grammy, World Music et American Music Awards. Il décide aussi d'étendre ses activités à la production en fondant la société Overbrook Entertainment, liée par des accords privilégiés à Universal Pictures et possédant un label discographique dont les produits seront distribués par Interscope.
Au cinéma, ses apparitions, toujours très attendues de ses admirateurs, continuent au rythme habituel d'un film par an. Dans le thriller ENNEMI D'ETAT, il incarne un avocat dévoilant, avec l'aide de Gene Hackman, une obscure conspiration politico-policière. En 1999, il retrouve Barry Sonnenfeld, le réalisateur de MEN IN BLACK, pour WILD WILD WEST, où il reprend le personnage de l'agent secret James West, précédemment tenu par Robert Conrad dans la série « Les Mystères de l'Ouest ». Une fois de plus, il co-écrit et interprète la chanson du générique, « Wild Wild West ». L'année suivante, Robert Redford lui propose le rôle principal du film de golf LA LEGENDE DE BAGGER VANCE, histoire d'un mystérieux caddie plein d'astuce et de sagesse, inspirée de Bhagavad Gita.
1992 WHERE THE DAY TAKES YOU (Marc Rocco).
1993 MADE IN AMERICA (id., Richard Benjamin) A SIX DEGRES DE SEPARATION (Six Degrees of Separation, Fred Schepisi).
1995 BAD BOYS / FLICS DE CHOC (Bad Boys, Michael Bay).
1996 INDEPENDENCE DAY / LE JOUR DE LA RIPOSTE (Independence Day, Roland Emmerich) B.
1997 MEN IN BLACK (id., Barry Sonnenfeld) C.
1998 ENNEMI D'ETAT (Enemy of the State, Tony Scott).
1999 WILD WILD WEST (id., Barry Sonnenfeld) D.
2000 LA LEGENDE DE BAGGER VANCE (The Legend of Bagger Vance, Robert Redford).
2001 ALI (id., Michael Mann) - MEN IN BLACK 2 (id., Barry Sonnenfeld).
2003 BAD BOYS 2 (id., Michael Bay).
2004 I, ROBOT (id., Alex Proyas) - GANG DE REQUINS (Shark Tale, Eric "Bibo" Bergeron, Vicky Jenson, voix) - HITCH, EXPERT EN SEDUCTION (Hitch, Andy Tennant).